L’agriculture verticale, un eldorado au Moyen-Orient

L'Arabie saoudite suit l'exemple de son voisin, les Émirats arabes unis, et cherche à investir massivement dans l'agriculture verticale pour contribuer à améliorer sa sécurité alimentaire.

Selon plusieurs études, le Ministère saoudien de l'Environnement, de l'Eau et de l'Agriculture vient de consacrer 100 millions de riyals saoudiens (23,5 millions d'euros) au développement de l'agriculture verticale.  

Les fermes verticales… qu’est-ce que c’est ? 

On parle d’agriculture verticale lorsque des couches de plantes sont cultivées les unes au-dessus des autres, généralement en intérieur, sous lumière artificielle et dans des conditions soigneusement contrôlées.

Si les rendements à l'hectare se révèlent souvent beaucoup plus élevés qu'avec l'agriculture conventionnelle, d'importants investissements s’avèrent nécessaires pour démarrer la production, qui intervient alors au prix d’une consommation élevée d’énergies.  

Les fermes verticales — qui, pour la plupart, recourent à la technique dite de l'agriculture hydroponique, où les plantes sont cultivées dans une solution riche en nutriments plutôt que dans la terre — sont ainsi considérées comme un moyen d'augmenter la production alimentaire en Arabie saoudite. 

 

Plusieurs projets et des partenariats dans l’agriculture verticale 

 

Il ne faut pas s’y tromper : l’agriculture verticale constitue, au Moyen-Orient, et plus particulièrement en Arabie saoudite, un enjeu crucial pour satisfaire la demande en nourriture d'une population dont la taille a doublé au cours des trois dernières décennie ; unecroissance démographique qui n’est d’ailleurs pas près de s’arrêter !

 Selon Arab News — un journal anglophone —, le Centre national de recherche et de développement pour l'agriculture durable d'Arabie Saoudite (Estidamah) cherche à développer des partenariats avec des organisations spécialisées dans l'agriculture verticale. 

 Dans ce même journal, Abdulrahman Al Soqeer — qui est membre du conseil d'administration d'Estidamah et professeur à l'université de Qassim en Arabie saoudite — rappelle l'un des principaux avantages de l'agriculture verticale, à savoir le faible espace requis pour un rendement donné.

 Un critère d’autant plus important dans le contexte de forte croissance démographique et d’expansion urbaine, qui grignotte les rares surfaces cultivables. 

 

Les atouts de l’agriculture verticale au Moyen-Orient 

 

‘’L'agriculture verticale peut contribuer à l’approvisionnement d’une grande variété de produits agricoles, notamment de légumes à feuilles, de melons et de fraises, sur de petites surfaces, avec moins d'eau et selon des procédés écologiques", ajoute Abdulrahman Al Soqeer.

“Certaines cultures peuvent être produites localement, et donc à priximité des consommateurs, ce qui réduit aussi considérablement le temps de transport de ces produits, et par voie de conséquence, la pollution que cela génère."

Autre signe de l'intérêt que suscite l'agriculture verticale en Arabie saoudite, Kalera, une entreprise spécialisée dans l'agriculture verticale, a rejoint le Conseil américano-saoudien du commerce, en juin de l'année dernière. 

 Basée à Orlando en Floride, Kalera construit et exploite des fermes verticales. Elle a été décrite par le Conseil américano-saoudien du commerce, comme la plus grande entreprise au monde, dans ce secteur d’activité. 

 

’'Kalera s'est rapidement développée aux États-Unis et prévoit de s'étendre à l'international, y compris en Arabie saoudite", si l’on en croit cette instance binationale.

 

Les Émirats Arabes Unis, eldorado de l’agriculture verticale ? 

 

L'intérêt accru pour l'agriculture verticale en Arabie saoudite reflète aussi la croissance de ce secteur dans un pays limitrophe du Royaume wahhabite, à savoir les Émirats arabes unis.

 Ainsi que l’a révélé la Newsroom de Sial Paris en juillet dernier, les Émirats arabes unis sont en train de construire une nouvelle ferme hydroponique à Dubai Industrial City, dans le but d'améliorer leur sécurité alimentaire. 

 À l'heure actuelle, les Émirats importent environ quatre cinquièmes de leur nourriture, mais les tentatives d'augmenter fortement les rendements de l'agriculture conventionnelle se trouvent confrontées à un principe de réalité : les Émirats arabes unis souffrent d'une pénurie d'eau douce, avec en plus la crainte que les réserves souterraines des aquifères ne s'épuisent à mesure que l'eau est extraite pour subvenir aux besoins de l’agriculture.

 De plus, si la culture des melons, fraises ou chou frisé s’avère quasi impossible dans le cadre d’un système d’agriculture conventionnel, des solutions existent grâce à l'agriculture verticale

 En annonçant la construction de la nouvelle ferme verticale, Saud Abu Al Shawareb, le directeur général de Dubai Industrial City, n’a pas manqué de souligner, dans une déclaration publique, en juin 2021, que la nouvelle installation serait "de classe mondiale". 

 

"La sécurité alimentaire est une priorité nationale, et l'expansion de l'agriculture durable axée sur la technologie est essentielle pour mettre en place et développer des systèmes de production résilients capables de produire des produits frais et sains". 

 

Ce projet de ferme est développé en partenariat avec Sokovo, une entreprise basée à Dubaï et spécialisée, elle aussi, dans l'agriculture verticale.

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