Depuis son annonce en juin dernier, le projet Baladna entre désormais dans sa phase de déploiement opérationnel. 

Pensé comme un levier structurant pour la souveraineté alimentaire de l’Algérie, ce programme de 3,5 milliards de dollars associe le ministère algérien de l’Agriculture et le groupe qatarien Baladna dans le cadre d’une ferme laitière intégrée d’une ampleur inédite. Implanté dans la région d’Adrar, le projet avance désormais à un rythme soutenu, porté par les premières décisions industrielles et les travaux d’infrastructures engagés sur le terrain.

Conçu autour d’un ensemble cohérent regroupant production de fourrage, élevage bovin et transformation industrielle, le projet prévoit l’accueil progressif de 270 000 vaches laitières sur neuf ans et une production annuelle estimée à 194 000 tonnes de lait en poudre. Ce modèle reprend les standards et les technologies déployés par Baladna au Qatar, où l’entreprise opère déjà de vastes exploitations dans des environnements climatiques exigeants.


Des avancées industrielles et technologiques confirmées

Les premières annonces officielles liées au chantier mettent en évidence une accélération significative des travaux. La sélection du constructeur de la future laiterie constitue l’un des jalons majeurs. Selon Algérie360, l’Algérie a confié cette responsabilité au groupe allemand GEA, exposant du salon Djazagro et reconnu dans le secteur du traitement et de la transformation laitière à grande échelle. Le site, présenté comme la plus grande laiterie au monde, reposera sur des technologies avancées d’automatisation et de contrôle des procédés.

D’après Algérie360, cette infrastructure jouera un rôle central dans la stratégie visant à assurer localement la transformation d’une part importante du lait produit sur place, contribuant ainsi à réduire la dépendance du pays aux importations.

Vaches dans un champ

Arrivée des premières vaches laitières américaines

Les avancées ne concernent pas seulement l’aspect industriel. Comme le rapporte Algérie 360, les premières vaches laitières américaines sont actuellement en route vers l’Algérie. Elles constitueront le noyau du futur troupeau, première étape d’un déploiement qui doit atteindre 270 000 têtes au terme des neuf années prévues. Ces bovins ont été sélectionnés pour leurs performances génétiques et leur productivité. Leur arrivée annoncée marque l’entrée du projet dans une phase opérationnelle concrète, qui conditionne la mise en place des premières structures d’élevage et l’organisation future du cycle de production.

Lancement des travaux hydriques dans la région d’Adrar

Toujours selon Algérie 360, le site saharien d’Adrar nécessite une gestion hydrique rigoureuse pour assurer la viabilité de la ferme et des cultures fourragères.  Les premières opérations de forage ont débuté, avec des puits atteignant jusqu’à 500 mètres de profondeur. Ces travaux ouvrent la voie à l’installation de systèmes d’irrigation adaptés aux contraintes climatiques locales et constituent une étape essentielle à la mise en œuvre du projet.

La gestion de l’eau représente un enjeu stratégique déterminant, tant pour la culture du fourrage que pour l’alimentation du bétail et le fonctionnement des futures installations industrielles.

Un projet structurant pour la filière laitière algérienne

Les avancées observées confirment que Baladna poursuit une trajectoire ascendante, avec des jalons opérationnels désormais visibles. Le projet doit contribuer à réduire la dépendance du pays aux importations de lait en poudre, moderniser les pratiques d’élevage, créer des emplois qualifiés et dynamiser l’activité économique dans la région d’Adrar.

Cuillère de protéines

Rendez-vous à  DJAZAGRO 2026, la vitrine incontournable pour les acteurs de l’agroalimentaire en Algérie et en Afrique du Nord du dimanche 12 au mercredi 15 avril 2026 au Palais des Expositions d’Alger – Safex.

Retrouvez également notre premier article sur le projet Baladna.

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